S’ouvre dans un nouvel onglet
La CFE-CGC Safran signe l’accord Formation et Développement des Compétences

Accueil / Actualités / La CFE-CGC Safran signe l’accord Formation et Développement des Compétences

Négociations

La CFE-CGC Safran signe l’accord Formation et Développement des Compétences

30 janvier 2026

Après plusieurs mois de négociation, la CFE-CGC Safran a décidé de signer le nouvel accord relatif à la formation et au développement des compétences.

Cette décision s’appuie sur une analyse approfondie du texte négocié et de ses évolutions par rapport à l’accord précédent. Si certains dispositifs existants sont consolidés, l’accord introduit également de nouvelles mesures destinées à accompagner les transformations majeures auxquelles le Groupe est confronté : digitalisation des activités, développement de l’intelligence artificielle générative, transition environnementale, évolution des compétences et transmission des savoirs.

Pour la CFE-CGC, la question centrale était simple : cet accord apporte-t-il davantage de garanties, d’accompagnement et de perspectives aux salariés de Safran ? Notre analyse conduit à répondre positivement.

Une prise en compte des transformations du Groupe

Le nouvel accord intègre pleinement les défis qui façonnent l’avenir de Safran. L’émergence de l’intelligence artificielle générative, l’accélération de la digitalisation des métiers et les enjeux liés à la décarbonation de l’aviation sont désormais identifiés comme des facteurs structurants pour l’évolution des emplois et des compétences.

Pour la première fois, un chapitre spécifique est consacré à l’IA générative, avec :

  • l’analyse de son impact sur les métiers ;
  • l’accompagnement de la montée en compétences ;
  • des guides pratiques pour les salariés ;
  • des principes éthiques d’utilisation ;
  • un suivi des impacts environnementaux associés.

Cette intégration constitue une avancée importante pour anticiper les évolutions professionnelles plutôt que les subir.

Une ambition renforcée en matière de formation

La formation demeure l’un des principaux leviers de sécurisation des parcours professionnels. Le nouvel accord fixe des objectifs plus ambitieux :

  • 30 heures de formation par salarié à horizon 2030 ;
  • 90 % des salariés formés au moins une fois par an ;
  • un minimum de 4 heures de formation par salarié chaque année.

L’accord confirme également le développement des modalités pédagogiques innovantes, tout en encadrant leur utilisation.

Pour la CFE-CGC, ces engagements permettent de mieux préparer les salariés aux évolutions des métiers et de préserver leur employabilité dans la durée.

Une gestion des carrières plus structurée

L’accord apporte plusieurs améliorations concernant le suivi des parcours professionnels. L’Entretien de Performance et de Développement Professionnel, l’EPDP, est davantage structuré, avec la possibilité de dissocier l’évaluation de la performance et l’accompagnement du développement professionnel.

Par ailleurs :

  • le troisième entretien consacré à la charge de travail est généralisé ;
  • les critères de reconnaissance de la pratique d’excellence sont clarifiés ;
  • les dispositifs de coaching, mentorat, tutorat et accompagnement personnalisé sont renforcés.

Ces mesures contribuent à une meilleure lisibilité des parcours et à un accompagnement plus individualisé des salariés.

Mobilité et évolution professionnelle : des outils enrichis

La mobilité interne reste un axe majeur du texte. Au-delà du maintien des dispositifs existants, l’accord prévoit :

  • une digitalisation accrue des outils de mobilité ;
  • un accompagnement renforcé pour certains parcours professionnels ;
  • des dispositifs spécifiques liés aux évolutions induites par l’intelligence artificielle et les transformations organisationnelles.

L’objectif est de permettre aux salariés de construire leur avenir professionnel au sein du Groupe et d’accéder plus facilement aux opportunités d’évolution.

Valoriser la transmission des savoirs

La transmission des compétences stratégiques constitue un enjeu essentiel pour Safran. Le nouvel accord renforce la reconnaissance des salariés qui contribuent à cette mission à travers différents rôles :

  • tuteurs ;
  • mentors ;
  • formateurs ;
  • créateurs de contenus pédagogiques digitaux.

Des dispositifs de reconnaissance et de valorisation sont prévus afin d’encourager le partage des savoirs et la préservation des compétences clés du Groupe.

Des engagements renforcés sur les enjeux sociétaux

L’accord intègre également plusieurs avancées en matière de responsabilité sociale :

  • développement du mécénat de compétences ;
  • renforcement du congé de solidarité internationale ;
  • prise en compte de l’impact environnemental des outils numériques ;
  • progression de l’objectif de jeunes femmes accueillies en alternance ;
  • amélioration de certains dispositifs d’aide au logement.

Ces mesures illustrent une volonté d’inscrire la gestion des compétences dans une démarche plus globale de responsabilité sociétale.

Pourquoi la CFE-CGC a signé

Au terme de son analyse, la CFE-CGC constate que :

  • aucun recul des droits existants n’a été identifié ;
  • les engagements de formation sont renforcés ;
  • l’accompagnement des transformations technologiques est mieux encadré ;
  • les dispositifs de mobilité et de gestion de carrière sont enrichis ;
  • de nouveaux outils sont créés pour anticiper les impacts de l’intelligence artificielle ;
  • le suivi des engagements repose sur des indicateurs plus nombreux et plus précis.

Si certaines dispositions continueront naturellement à faire l’objet d’une vigilance particulière durant toute la durée d’application de l’accord, la CFE-CGC considère que ce texte apporte des garanties supplémentaires et des leviers concrets pour accompagner les salariés dans les évolutions à venir.

C’est dans cet esprit de responsabilité, de progrès social et d’anticipation des transformations que la CFE-CGC Safran a fait le choix de signer cet accord.